Le régime low-carb faut-il l’adopter ?

Rien ne s’avèrerait trop dur pour se défaire de ces quelques kilos qui éloignent crescendo de la version idéale de la silhouette, n’est-ce pas ? Eh bien, tout un éventail de régimes existe pour tous les goûts. Pour les adeptes du label made in america, le régime low-carb satisfera ce penchant tout en allégeant ses fidèles de leurs kilos superflus.

En observant attentivement cette diète dans ses grandes lignes, on s’aperçoit que c’est une version actualisée du régime Atkins, inspiré par le docteur du même nom. Cette diète prône le fait que seuls les glucides assumeraient la responsabilité des problèmes liés aux surcharges pondérales. Ainsi, il n’interdisait aucunement les protéines et les lipides dans les alimentations et y bannissait les glucides.

Abréviation de low carbohydrates, le low carb, traduit en français, équivaut à un régime pauvre en glucides.

Fortement cotée dans le pays de l’oncle Sam, avec vingt-six millions d’adeptes en 2004, cette diète est en passe de devenir une véritable religion, en Europe aussi.

Les principes du régime

Régime hypocalorique puisqu’il vise à réduire l’apport de glucides dans l’alimentation, le low-carb peut d’une certaine manière s’assimiler à l’atkins qui recommande la même façon de se nourrir pour perdre du poids.

Leur différence se situe sur le rôle qu’ils accordent aux glucides : le second diabolise le sucre qu’il accuse de se trouver à l’origine de la surcharge pondérale tandis que la premier adopte un point de vue plus complexe : il se base sur le principe que le corps peut s’apparenter à une locomotive qui ; pour avancer, doit brûler des combustibles. Les glucides et les lipides sont tous deux sources d’énergie. La première catégorie a tendance à être plus facilement consommée par l’organisme. Or, ce que l’on cherche, en souhaitant perdre du poids, c’est de brûler les lipides. En réduisant la consommation de glucides, on oblige donc l’organisme à puiser dans sa réserve de graisses, qu’il va brûler.

Les sucres lents , présents dans les féculents, comme les sucres rapides, dans les produits sucrés, seront donc rayés de la liste des personnes souhaitant s’adonner à ce régime.

Comme toutes les diètes de type hypocalorique, le low-carb met en œuvre tout un processus pour faire perdre du poids à ceux qui s’y assujettissent. En plus du principe décrit ci-dessus, il déclenche aussi un mécanisme intrinsèque de l’organisme: en diminuant l’apport de glucides dans l’organisme, on pousse ce dernier à puiser dans la réserve de lipides (celle de la graisse corporelle). Ceci entraînera une autorégulation de la glycémie (taux de glucose dans le sang). Ce qui permettra d’éviter les petits creux dans la journée, un des principaux responsables de la prise de poids.

Conseils pour l’efficacité du régime low-carb

Pour faire perdre du poids avec efficacité, ce régime doit remplir une condition sine qua non : celle d’être adaptée au modus vivendi de ceux qui désirent s’y soumettre. En corollaire, il doit aussi se conformer aux besoins de l’organisme et aux objectifs de chacun. La quantité de sucre variera, en effet, en fonction du nombre de kilos que l’on souhaite perdre mais aussi selon les conditions physiques de la personne qui s’adonne à cette diète. Ainsi, elle peut s’amoindrir jusqu’à vingt grammes pour un véritable objectif minceur ou remonter jusqu’à cent grammes pour entretenir une ligne déjà satisfaisante.

Pour optimiser l’effet du régime low-carb, on recommande de veiller sur l’apport en sucre et en farine trop raffinée, de conserver dans l’alimentation ces glucides qui se distinguent par leurs apports en nutriments précieux et de diversifier les repas.

Les aliments à éviter

Le sucre (blanc ou roux), le miel, les viennoiseries, les jus de fruits, les sodas sucrés, les glaces, les gâteaux, les biscuits, le pain blancs, les sucreries,…

Les avantages et les inconvénients du régime low-carb

Ses points forts

En bannissant juste ces denrées championnes dans l’apport en glucides et en autorisant les autres, le low-carb possède le grand avantage de ne pas affamer ceux qui s’y assujettissent. Parallèlement, il procure une alimentation équilibrée en ne privant pas ses adeptes des vitamines, des acides gras, des fibres et des protéines.

Côté pratique, plus besoin de se livrer à ces calculs compliqués pour déterminer le taux de calories contenues dans chaque denrée puisqu’il suffit de connaître les aliments possédant une forte teneur en glucide.

Un point essentiel : les petites faims entre les repas ne feront plus aussi souvent surface puisque le taux de glycémie se régularisera grâce à ce régime.

Ses points faibles

Très faible en sucre, ce régime provoquera des fatigues musculaires qui rendront difficiles la pratique d’une activité physique. Par ailleurs, privé de sa quantité habituelle de glucides, l’organisme réagira en la réclamant par de petits creux, au début. Durant la phase d’accoutumance, période durant laquelle le corps s’habitue à puiser dans sa réserve de lipides, la faim taraudera les adeptes du low-carb. Mais cette sensation disparaît par la suite.

Les nutritionnistes recommandent que les glucides constituent en moyenne 50 à 55 % de l’apport journalier. Inutile donc de préciser que le low-carb désorientera complètement l’organisme en réduisant de manière très significative ses apports glucidiques.

Nausées, maux de tête, brûlures d’estomac peuvent accompagner le low-carb puisqu’une réduction trop conséquente de la consommation de sucre entraîne invariablement ces effets.

Sa monotonie accentue encore plus la difficulté à le suivre. Ce qui fait que bon nombre des convaincus préfèrent abandonner puisqu’il s’avère dur de le poursuivre à long terme. Le risque, dans ces cas là : reprendre les kilos que l’on a perdus. D’où l’effet yo-yo. Des études ont d’ailleurs prouvé que cette diète prouve son efficacité au bout de trois mois mais se heurte à des difficultés pour maintenir le poids à son niveau au-delà de un an.

En définitive, le low-carb peut très bien faire perdre des kilos à ceux qui le souhaitent mais peut aussi s’avérer dangereux pour la santé. Quoi qu’il en soit, les efforts doivent être accompagnés d’activité physique pour être réellement efficace.

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